-Estime de soi, confiance en soi ?

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L’estime et la confiance en soi

 

  1. Comment les définir et les distinguer ?

Souvent il y a une confusion entre les 2 termes. Alors que la confiance en soi est un des 3 piliers de l’estime de soi. Les 2 autres piliers étant l’amour de soi et la vision de soi.

Estime de soi = amour de soi + vision de soi + confiance en soi

a) l’amour de soi : c’est la capacité à s’aimer soi-même. C’est un amour inconditionnel. Il représente en partie l’identité de la personne. Il n’est pas facile de distinguer l’importance de l’amour qu’une personne s’accorde à elle-même à travers le masque social.

b) La vision de soi : c’est le regard que l’on se porte. Ici c’est comment on se perçoit (nos qualités et nos défauts), ce qui va poser aussi nos limites à travers nos valeurs et croyances.

c) la confiance en soi : c’est se sentir capable de faire quelque chose et accepter l’issue de l’action (réussite ou échec). Ou la capacité mentale qui nous permet, lorsque nous sommes confrontés à l’adversité, de nous sentir capable de faire face ou de réussir. Cela va conditionner nos comportements.

2- D’où vient cette bonne ou mauvaise estime de soi ?

a) Amour de soi : c’est l’aspect de l’estime de soi le plus ancré en nous car il vient de la qualité affective que nous avons reçue pendant l’enfance, et plus particulièrement pendant la petite enfance. Se sentir aimer permet de s’aimer soi-même. Il construit une partie de notre identité

b) Vision de soi : il vient aussi de notre environnement familiale et surtout des projets que les parents ou tuteurs avaient pour nous. S’ils nous croient capable, nous pouvons à notre tour nous en croire capable aussi. Soit on nous limite, et nous nous limitons. Soit on nous encourage, et cela nous porte, à condition qu’il n’y ait pas trop de pression. Dans ce cas cela pourrait provoquer la crainte de l’échec. La vision de soi construit nos valeurs et nos croyances.

c) Confiance en soi : cela vient de l’éducation de la vie via l’école, la famille, les expériences, les rencontres, etc… elle se transmet par l’exemple, l’acte, le discours. Elle conditionne comme déjà dit plus haut, nos comportements.

3- Conséquences possibles

L’estime de soi est un regard global sur soi-même. Même s’il y a des domaines dans la vie où notre estime de soi est plus forte et d’autres moins. Les uns influençant les autres. Dans les cas plus importants d’une basse estime de soi, certaines pathologies peuvent surgir comme la dépression, les dépendances (alcool, drogue, jeux, etc…), les troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie, hyperphagie), les borderlines. A l’inverse l’excès d’estime de soi peuvent aboutir à des formes de pervers narcissiques.

4- Exemples d’attitudes en rapport avec une basse estime de soi

 

-si vous dites 10 choses intelligentes et 1 bêtise dans la journée. Vous avez tendance à ne retenir que la bêtise.

–> Et si vous pensiez à ce que vous avez fait de bien dans la journée. Certainement que la vie serait différente.

-voir le verre à moitié vide : vous avez tendance à voir vos défauts et à oublier, camoufler ou minimiser vos qualités. Et si vous réussissez quelque chose, c’est certainement un coup de chance, ou grâce à d’autres personnes. Vous vous excusez (presque) d’avoir réussi. A l’inverse, vous êtes capable d’éloge pour vos amis.

–>Vous devriez vous traitez comme vous traitez vos meilleur(e)s ami(e)s.

D’autres attitudes comme attendre des autres tout ce qui pourrait vous rendre heureux. Ou faire beaucoup de chose pour autrui et rien pour soi, pour ne citer que celle-ci sont autant d’exemples d’une baisse d’estime de soi.

5- Alimenté l’estime de soi

Parce que l’estime de soi n’est pas statique dans le temps, mais passe par plusieurs variations, il est indispensable de nourrir notre égo pour améliorer notre estime de soi.

Nous avons besoin, dans chaque domaine de notre vie, à la fois d’avoir le sentiment d’être aimé et d’être compétent.

Pour la compétence, il suffit de travailler pour la développer, puis expérimenter pour acquérir de l’expérience, ce qui favorisera une bonne confiance en soi (plus concret et donc plus facile à atteindre).

Pour être aimé, il faut se sentir digne d’être aimé, et pour cela il faut pouvoir s’aimer soi-même. (plus abstrait, et plus enfouit dans l’inconscient, d’où l’intérêt de l’hypnose par exemple pour y remédier).

Dans un livre très connu, il est dit : « aime ton prochain comme toi-même ». Cela suppose la condition de s’aimer soi-même d’abord avec nos qualités et nos défauts.

« étrangement, on se sent le cœur plus léger une fois qu’on a accepté de bonne foi son incompétence dans un domaine particulier » William James, 1892.

« en agissant, on se trompe parfois. En ne faisant rien, on se trompe toujours » Romain Rolland.

6- Recours en thérapie

Il est rare de venir en thérapie parce que nous avons identifié une baisse d’estime de soi. C’est bien pour les conséquences qui sont devenues handicapantes pour la vie au quotidien que nous consultons.

Et c’est la thérapie qui peut déterminer une origine d’une baisse d’estime de soi suffisamment importante pour engendrer ces conséquences néfastes. Il est possible aussi qu’il y ait d’autres facteurs favorisants l’apparition d’une pathologie.

La PNL peut apporter des changements dans les comportements, comme dans les valeurs et les croyances en reprogrammant certains mécanismes mentaux limitant.

L’hypnose peut également agir sur ces aspects. Et surtout sur l’aspect le moins évident, et le plus inconscient, qui est la construction de l’amour de soi. Bien sûr le chemin sera plus long pour cet aspect de la personnalité.

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