La dépression

La dépression

                 1-Définition

La dépression est caractérisée par un sentiment de tristesse au premier plan dans la grande majorité des cas.

Ce sentiment a pu porter à travers les époques des appellations diverses comme « mélancolie, neurasthénie, spleen, nostalgie, etc… »

Lorsqu’une personne est déprimée, d’autres symptômes s’ajoutent au sentiment de tristesse. D’après le DSM 5, quand le sujet est déprimé, il présente au moins 2 des symptômes suivants :

-perte d’appétit ou hyperphagie,

-insomnie ou hypersomnie,

-baisse d’énergie ou fatigue,

-faible estime de soi,

-difficulté de concentration ou difficulté à prendre des décisions,

-sentiment de perte d’espoir

Il peut exister aussi une perte des intérêts, et les plaisirs ne sont plus ressentis avec la même intensité.

Le risque majeur de la dépression non traité est le suicide. 15% des déprimés décèdent par suicide.

Un test de Goldberg est mis à disposition à la fin de l’article, ce qui permettra de noter si vous êtes en présence d’une dépression, et quelle est sa gravité. Ceci n’est pas un diagnostic mais un test qui pourra servir d’élément aux soignants compétents dans ce domaine.

2-Comment s’installe-t-elle ?

L’état dépressif typique apparaît dans des circonstances diverses, soit de façon insidieuse, progressive, sans que le sujet en ait pris conscience, soit de façon brutale, en quelque jours, ou en une nuit, du jour au lendemain. Un évènement traumatisant, un souci peuvent apparaître comme une cause flagrante de cet état. Dans d’autre cas, rien ne permet de comprendre la survenue de cet état.

3-Causes

Les causes étant diverses, voici les plus fréquentes :

dépression endogène, dont l’origine est génétique : le survenue est brutale, sans facteur déclenchant, et les symptômes somatiques sont importants (insomnie, perte d’appétit, migraines, etc…)

dépression réactionnelle, dont le facteur déclenchant est un évènement traumatisant ou une maladie, ou des médicaments.

dépression secondaire qui survient sur un terrain favorisant (névrose, trouble de la personnalité, schizophrénie,…)

dépression psychogène avec comme facteur déclenchant fréquent : stress, évènement de vie, ou réactivation d’une problématique névrotique inconsciente refoulé dans le passé.

 

4-Les formes cliniques les plus fréquentes

la dépression mélancolique : la tristesse est extrême

la dépression masquée : les symptômes somatiques sont au 1er plan, la tristesse n’est pas exprimée

la dépression anxieuse où l’anxiété est au 1er plan

la dépression saisonnière où les troubles se répètent à la même période de l’année.

 

5-Les traitements

les antidépresseurs : ils peuvent être important pour les dépressions moyenne à sévère. Ils agissent en modifiant la concentration des neuromédiateurs dans le cerveau comme la sérotonine, la noradrénaline, l’acétylcholine. Aussi important soient-ils, les antidépresseurs sont efficaces qu’au bout de 3 semaines environ, et il est possible de devoir réadapter soit les doses soit les molécules en fonction de l’efficacité et des effets secondaires possibles.

la thérapie : il est indispensable de suivre une thérapie, soit en parallèle avec le suivi médical, soit seul s’il s’agit d’une dépression dite « légère » qui sera déterminé par votre médecin traitant.

6-La PNL et l’hypnose pour la dépression

La PNL permet de changer les valeurs et les croyances négatives responsables de la perception négative de la vie, des autres, et de soi-même. Très souvent la dépression suit un cycle négatif : les pensées négatives entraînent des émotions négatives qui à son tour suscitent de nouvelles pensées négatives sur soi-même, les autres et le monde.

L’hypnose permet :

.de retrouver la confiance en soi, l’estime  de soi souvent impliquée la dépression,

.d’acquérir une méthode de relaxation afin de gérer son stress et diminuer son anxiété,

.de diminuer et gérer ses douleurs (douleur abdominale, migraine, etc…),

.de réguler le sommeil,

.une meilleure capacité d’adaptation,

.d’aider à atténuer certains effets secondaires du traitement médicamenteux si besoin.

 

Au-delà de la montagne qui semble infranchissable, un autre horizon vous attend, celui de la sérénité.

                                            

Pour plus de renseignement, ou pour prendre un rendez-vous cliquez ici

 


Test dépression Goldberg

À lire avant de passer le test :

Il faut faire ce test en se basant sur votre état psychologique des dernières semaines, voire même des derniers mois. Il ne faut pas vous fier à un état dépressif passager, ou après avoir appris une bien mauvaise nouvelle. Il faut répondre aux questions en tenant compte depuis combien de temps dure cet état, 3 jours? 3 semaines, 3 mois?

On peut parler d’une dépression quand vous vivez ces symptômes depuis au moins 3 ou 4 semaines et à tous les jours. Si vous ne tenez pas compte depuis combien de temps vous vivez cet état, le résultat du test sera faussé. Il est inutile de faire ce test après seulement quelques jours de tristesse, on ne parle nullement de dépression mais d’un état dépressif situationnel, soit une tristesse due à une situation donnée, il faut attendre quelques semaines avant de faire ce test et il y a bien des chances que cet état sera déjà disparu par lui-même.

Questions :

Pour chacun des groupes d’énoncés suivants, cochez celui qui décrit le mieux votre état actuel en prenant note des remarques précédentes.

J’ai fait tout lentement.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Mon avenir m’est apparu sans espoir.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai éprouvé des difficultés à me concentrer lorsque je lisais.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Toute joie et tout plaisir m’ont semblé avoir disparu de ma vie.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai éprouvé des difficultés à prendre des décisions.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai perdu de l’intérêt pour des choses qui étaient importantes pour moi.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me suis senti triste, déprimé et malheureux.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai été agité et je ne suis pas arrivé à me détendre.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me suis senti fatigué.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai trouvé qu’il était difficile de faire des choses ou même d’essayer.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me suis senti coupable et j’ai eu l’impression d’une punition méritée.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai eu l’impression d’être bloqué(e).
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me suis senti vide – plus mort(e) que vif(ve).
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Mon sommeil a été perturbé : trop peu, ou beaucoup trop ou agité.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me suis demandé COMMENT je pouvais bien me suicider.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me sens empêché, enchaîné.
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Je me sens d’humeur morose même s’il m’arrive quelque chose de bien
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

J’ai pris ou perdu du poids sans raison apparente (régime, restos…)
0- Pas du tout.
1- Un tout petit peu.
2- Un peu.
3- Modérément.
4- Plutôt pas mal.
5- Beaucoup.

Interprétation de l’Inventaire de Dépression de GOLDBERG :

Le chiffre le plus élevé que vous puissiez cocher à chaque question était « 5 », le plus haut total que vous puissiez obtenir est 90 (il signifie que vous avez coché le chiffre « 5 » à chaque question)

Vous pouvez donc évaluer maintenant la gravité de votre état en vous référant au tableau ci-dessous: plus le total obtenu est élevé, plus la dépression est sérieuse et profonde. En revanche, plus le total est faible, plus vous vous sentez bien dans votre peau.

Résultats : Etats possibles :

54 -> 90 Dépression sévère
36 -> 53 Dépression moyenne à sévère.
22 -> 35 Dépression modérée à moyenne.
18 -> 21 Proche de la dépression.
10 -> 17 Probablement une déprime.
00 -> 09 Probablement pas de dépression.

Il est utile, pour évaluer ses progrès, de procéder à cet auto-examen à chaque semaine jusqu’à amélioration et occasionnellement par la suite …

Il faut vous souvenir que ceci n’est aucunement un diagnostic et si vous pensez souffrir d’un trouble de l’humeur ou avez l’impression de vous faire du mal, veuillez chercher de l’aide auprès d’un professionnel de la santé.