Le deuil

« Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents » Saint-Augustin.

« Si l’un de vos parents meurt vous perdez une partie de votre passé ; si votre conjoint meurt, vous perdez une partie de votre présent ; si votre enfant meurt, vous perdez une partie de votre avenir. »

Pour Freud : « le deuil est la réaction habituelle à la perte d’une personne aimée ou d’une abstraction mise à sa place, la patrie, un idéal, la liberté, etc. »

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » Lamartine.

1- Le deuil est-ce normal ?

Il existe différents types de deuils. La plupart sont normaux et suivent certaines étapes (voir plus loin).

Parfois le deuil qui se complique, soit parce qu’il se prolonge, soit parce qu’il inhibe des émotions douloureuses qui réapparaissent brutalement.

D’autres fois le deuil devient pathologique et entraîne des modifications invalidantes de l’état mental comme la mélancolie, les délires, l’hystérie, les tendances autodestructrices, la manie, etc…

Enfin il existe aussi le deuil traumatique, soit par une séparation traumatisante, soit suite à un décès intervenant dans une situation traumatique. Dans ce cas le deuil et le stress post traumatique s’affrontent car l’endeuillé recherche les images du défunt et le traumatisé les évite.

2- Les différents types de deuils

Il n’y a pas qu’une façon d’être en deuil, même si le plus connu est celui du deuil de personnes par décès.

Cela peut être un deuil de personnes par rupture ou divorce, d’animaux, d’une partie de soi (santé, organe, membre, autonomie, etc.), d’un mode de vie, de choses, d’objets, d’un pays, etc.

3- Les étapes du deuil

Ces étapes ont été décrites par Dr Elisabeth Kübler-Ross :

-le déni (ce n’est pas possible)

-la révolte (c’est injuste ! qui est le coupable ?)

-le marchandage (je donnerais tout pour…)

-la dépression (plus rien n’a d’importance. A quoi bon ?)

-l’acceptation (la vie continue)

                                                                                              

Nous ne sommes pas obligés de suivre ces étapes dans l’ordre indiqué. Et le temps passé dans chacune des étapes peut être variable (de quelques minutes à plusieurs semaines, voire plusieurs mois ou années).

4- Que faire si vous ne vous sortez pas d’un deuil ?

« Un jour, nous allons tous mourir. – Oui, mais tous les autres jours, nous allons vivre ! »

« Donnez au malheur des mots : le chagrin qui ne parle pas s’insinue au cœur surchargé et fait qu’il se brise. » Macbeth, William Shakespeare.

La première chose est évidement un réseau de soutien et le thérapeute en fait partie.

On commencera par traiter les aspects non consolidés et les pertes secondaires.

S’il y a traumatisme, on commencera par traiter les images traumatiques.

Puis on peut travailler sur les sentiments de culpabilité, de regrets ou de colère s’ils sont envahissants. Ces sentiments sont souvent des mécanismes de défense par rapport à la tristesse.

L’objectif le plus important sera de soigner les liens et non d’oublier quoi que ce soit ou qui que ce soit. La rupture peut être difficile à vivre, alors que les liens adoucissent la vie.

À l’évidence, l’hypnose est une méthode de choix pour retrouver goût à la vie tout en renouant des liens avec cette rupture.

                                                                                  

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